Pourquoi la nature nous fait du bien ?

Chaque matin, je lis quelques blogues dans mon cabinet de réflexion et parfois (souvent), je suis face à l’ambivalence de l’être humain. Je lis beaucoup d’articles sur les allergies, le temps qui passe et pas mal de revues sur les visionnages : autant de films, séries ou émissions que je ne verrai jamais. Pourquoi ? C’est ce que je vais développer dans cet article.

Le temps… Sujet de philosophie

Ceux qui ont un Bac général des années 80/90 sauront immédiatement à quoi je fais allusion 😉 Le temps serait une donnée universelle invariable et pourtant, n’avez-vous jamais ressenti votre propre notion du temps qui passe ?

Je ne dis plus que je n’ai pas le temps. Je choisi mes activités que j’aime et je l’avoue, le temps passé devant un écran est pour moi désespérant (jeu, émissions télévisées, séries etc…). J’ouvre un ordinateur pour mes obligations professionnelles ce qui me semble déjà trop. Alors, dans mes choix, je vais ensuite vers tout ce qui est extérieur, dans la nature (pas dans les villes). Quand aux allergies, de par mon activité professionnelle, je peux affirmer qu’elles ont souvent une origine psychologique comme bien d’autres pathologies. Mais de nos jours, qui va consulter un psychologue ?

Voilà donc les principales objections au bain de nature et la marche à pied. La science peut aujourd’hui vous démontrer que la nature soigne, ne vous en privez pas 😉

La nature qui soigne ?

En 2015, un sondage réalisé dans le cadre de la Fête de la nature révélait que 96 % des Français interrogés percevaient la nature comme un « lieu de bien-être et de ressourcement ».

Alors que l’hypothèse d’un lien entre le bien-être humain et la nature est depuis longtemps admise, des recherches menées dans des domaines d’études aussi variés que la médecine, la psychologie, ou encore les sciences cognitives valident effectivement cette théorie. Il faut aussi prendre en compte les bouleversements sociaux et environnementaux des dernières décennies qui impactent la nature et nos relations avec elle.

Récemment, des chercheurs ont dressé un panorama des différents axes de recherche explorés et des résultats autour de la thématique du bien-être humain et de la nature. La notion de bien-être, telle qu’entendue ici, ne se rapporte pas seulement à la santé, en tant qu’absence de maladie, mais désigne plus généralement un état physique, mental et social de bien-être.

Le bien être naturel

Être au contact de la nature favorise notre bien-être physique et psychologique.

Plusieurs études observent une réduction du stress et de la dépression, favorisée par l’environnement naturel et, à l’inverse, une amélioration de l’estime de soi, du sentiment de bonheur ou encore de la créativité.

La nature soigne nos maux et, plus que cela, elle améliore aussi nos capacités et nos fonctions cognitives, en réduisant la fatigue et en restaurant notre capacité d’attention, si sollicitée par la vie quotidienne. Elle participe également à notre bien-être physique : réduction de la douleur, de la pression artérielle, de l’obésité ou encore accélération de la guérison et prévention de certaines maladies.

En somme, la nature n’est pas simplement un substrat nécessaire dans lequel s’enracinent les cultures humaines, mais un terreau qui influence nos vies au quotidien et qui, peut-être, est justement ce qui permet à ces cultures de croître et de se développer.

Mon bain de nature

Mes lecteurs l’auront remarqué, j’évite les affirmations non fondées autant que les sources douteuses. Tout au long de son évolution, l’être humain a toujours vécu en étroite symbiose avec la nature qui l’entoure, y puisant les ressources indispensables à sa survie.

J’ai donc testé sur moi les bienfaits de cette nature magnifique tout comme j’ai testé l’inactivité et pris 10kg. Les premiers jours sont douloureux et épuisants mais après une semaine de marche quotidienne, le bénéfice devient plus important que les petites douleurs, même si l’eau est particulièrement glaciale 😀

De quelle nature parle-t-on ?

La nature dont il est question peut prendre des formes très diverses : il peut s’agir d’éléments de nature (des pierres, de l’eau, du vent), de faune, de flore, de paysages (mer, montagne, forêt), qui n’appartiennent pas nécessairement à une biodiversité qui agit dans un écosystème défini.

Par exemple, en 1984, une étude montrait déjà que des patients possédant une fenêtre sur l’extérieur guérissaient plus rapidement à la suite d’opérations que d’autres patients ne bénéficiant pas d’une telle vue.

Suffit-il de quelques plantes vertes ou d’une photographie de la mer pour ressentir les bénéfices de la nature ? La question est d’importance puisqu’elle a potentiellement des conséquences en termes de choix de protection environnementale et de politique de santé publique.

Une nature riche en biodiversité

Je vais probablement insister un peu sur le sujet puisque les élus d’à coté ignorent la signification de ce mot : biodiversité. Monsieur Le Maire nous laisse un message samedi, pas content parce que selon lui, l’aire de pique nique est pleine de serpents :D…  Mon explication n’a pas été à son goût, il va revoir et m’a raccroché au nez (la politesse, il ne connaît pas non plus, pour un enseignant ça craint mais restons dans le sujet)

Les études convergent vers l’idée qu’une nature en bonne santé, c’est-à-dire riche en biodiversité et fonctionnelle, assure une bonne santé humaine.

Cette constatation peut sembler évidente, pourtant, la convergence plus systématique des débats entre les problématiques environnementales et sociales est assez récente. La médiatisation des discussions autour du renouvellement de la licence européenne du glyphosate, un herbicide massivement employé en agriculture, ou plus largement l’explosion de la demande de produits biologiques, reflètent la sensibilité croissante de l’opinion publique à ces enjeux. Lorsqu’il s’agit d’une exposition directe ou via l’alimentation, la relation entre des systèmes naturels dégradés et des effets négatifs sur la santé humaine est facile à envisager.

La plus-value sur la santé et le bien-être, apportée par un environnement riche par rapport à des éléments de nature épars, doit encore être explorée.

Un domaine dans lequel les bénéfices fournis par l’exposition à des environnements riches en biodiversité s’illustrent clairement est celui des allergies chroniques et des maladies inflammatoires. L’exposition à une multiplicité d’habitats naturels permet normalement le développement de réponses immunitaires aux allergènes et à d’autres facteurs susceptibles de causer des maladies. L’absence d’exposition aux microbes, surtout dans la petite enfance, peut entraîner un mauvais acclimatement de la communauté microbienne de l’organisme, et une réaction inattendue face à certaines particules.

L’environnement des individus doit donc comporter une source diversifiée de microbes permettant une inoculation adéquate.

Selon l’hypothèse dite de biodiversité, la baisse de l’exposition humaine à la population microbienne affecterait le microbiote, ce qui entraînerait le développement de différentes maladies. (Ce que j’expliquais un peu plus haut).

Voir la vie en vert

La complexité des mécanismes des bénéfices naturels au bien-être humain échappe encore à la compréhension. Pourquoi la nature nous fait-elle du bien ? À cette question, l’hypothèse de « biophilie » est avancée, postulant que l’être humain possède une tendance innée à rechercher les connexions avec la nature et d’autres formes de vie. Cet intérêt pour la nature serait le produit d’une évolution biologique permettant la meilleure adaptation possible à l’environnement.

La diminution rapide des habitats naturels et l’effondrement de la diversité des espèces animales et végétales renvoient à un inquiétant scénario concernant le bien-être humain. De plus, les modes de vie contemporains se traduisent, pour un grand nombre d’individus, par une exposition directe plus faible à l’environnement naturel.

Si notre bien-être dépend en partie de la qualité de notre lien à la nature, on peut s’interroger sur les conséquences humaines et environnementales de cette « déconnexion » qui s’amorce. Pour inverser cette tendance, le développement des recherches scientifiques doit s’accompagner de la mise en place d’actions de terrain.

Il est nécessaire de repenser l’approche des politiques de gestion, notamment dans le domaine de la planification urbaine, où il paraît urgent d’amener la nature en ville, de protéger et de favoriser la biodiversité dans ces espaces.

Apprendre à aimer

Parallèlement, le champ de l’éducation porte aussi une responsabilité dans la prise de mesures pour encourager les jeunes à développer et entretenir des relations avec la nature le plus tôt et le plus régulièrement possible.

Alors que la préservation de la biodiversité peine à s’inscrire dans les agendas, la reconnaissance de la santé et du bien-être humain comme un élément strictement dépendant de conditions environnementales favorables pourrait être un argument décisif.

Notre Association y travaille activement depuis 2016

https://lescrinsdubarde.org/

Quel lien entretenez-vous avec la nature qui vous entoure ? Discussion en commentaires 😉

 

Author: Angequine

“L'écriture est une forme de thérapie ; je me demande parfois comment tous ceux qui n'écrivent pas, ne composent ni ne peignent, parviennent à échapper à la folie, à la mélancolie et à la peur panique qui sont inhérentes à la condition humaine.”

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5 thoughts on “Pourquoi la nature nous fait du bien ?

    1. Coucou, oh, il y a des blogueurs qui passent beaucoup plus de temps que toi devant les séries 😀 Croise les doigts pour moi aujourd’hui 😉

  1. Bac série scientifique 10 ans plus tôt, le monde de la philosophie m’est inconnu (cette lacune ne m’a jamais gênée) parce que je faisais mes devoirs en cours pour éviter de m’y endormir, je précise je n’avais rien contre le professeur ! 😉

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